Site catholique de l’Institut Notre-Dame de Vie
Etudiants (18-25)
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A l’heure où le soir tombe, en ce 10 juillet 2008, nous nous retrouvons autour d’une table et commençons les présentations. Nous sommes une dizaine de Jeunes Volontaires venant de toute la France, accompagnés de membres de Notre-Dame de Vie, et la bonne humeur est déjà au rendez-vous.
Initiée l’année dernière pour le Festival Père Marie-Eugène à Venasque au Centre Spirituel NDV, l’idée de former un groupe de Jeunes Volontaires a ressurgi cette année, groupe qui a été largement délocalisé puisque nous nous sommes retrouvés en Bavière, à Weisendorf plus précisément, dans une propriété appartenant à NDV : la Maison Edith Stein, du nom d’une sainte carmélite allemande.
Mais le principe reste le même : l’année dernière pour guider, distribuer des repas, accueillir, renseigner, nous avons cette fois-ci débroussaillé, taillé, bâti des oratoires, peint, découpé et posé de la laine de verre. Quel rapport, me direz-vous ?
Eh bien le principe en question tient en une phrase, une seule et unique devise :
« Aimer, c’est servir ! »
C’est notre ligne de conduite et notre objectif de chaque jour en camp.
Rester au service, oui, mais comment ? Au service direct des festivaliers l’année dernière, au service plus discret cette année en aidant à l’entretien de la propriété de Weisendorf pour l’accueil des personnes participant à des retraites ou des séminaires, ou des membres de NDV de passage.
C’est dans le travail manuel que nous nous sommes investis dès les premiers jours et, même face à une longueur de haie impressionnante à tailler, un tas de terre peu malléable à étaler ou un ruisseau boueux à souhait dont il a fallu renforcer les berges, et j’en passe, nous nous sommes vite aperçu que la bonne humeur liée à un solide esprit de groupe venaient à bout de bien des peines !
Et ne croyez pas que l’intérieur ait été délaissé : des volets décapés et repeints, une isolation posée à grands renforts de laine de verre…selon le temps météorologique et les compétences de chacun, nous avions de quoi nous occuper !
Seriez-vous tentés de croire que nous n’avons que peiné comme forçats pendant dix jours ? Que nenni ! Le côté spirituel a bien sûr occupé le cœur de nos journées.
Temps d’oraison le matin et le soir, précédés chaque fois de topos pleins de conseils pour ce cœur à cœur avec Dieu, Messe tous les jours, nous avons aussi participé à la grande fête du diocèse de Bamberg dont dépend Weisendorf.
Saint Henri, empereur, et Sainte Cunégonde sa femme, sont en effet les fondateurs du diocèse et celui-ci les fête donc particulièrement tous les 13 juillet (St-Henri). Cette année était le 1001e anniversaire du diocèse. Nous avons participé à la grande Messe pontificale le matin, profité des animations de rues et participé par nos chants à une heure d’adoration devant le Saint-Sacrement.
Encore une autre pause : celle de la journée solitude. Vous partez le matin le pique-nique dans le sac et le chapelet dans la poche, la Bible à portée de main, et vous commencez à marcher, en silence, à côté des autres, uni à leur prière intérieure. Objectif : chapelle perdue au milieu de la nature parmi les étangs d’élevage de carpes. Dans ce cadre enchanteur, vous passez la journée à contempler l’œuvre de Dieu dans sa Création, à lire sa Parole, vous participez à la Messe et avez la possibilité de vous confesser. Le retour est généralement très joyeux : croyez-vous qu’on revienne triste d’une journée passée avec Dieu ?!!
Regardez-vous avec horreur notre emploi du temps ? Ils ne font que travailler et prier, pensez-vous !!! C’est la trame, bien sûr, mais cela n’empêche pas les bons moments de détente.
Viennent en effet aussi les pauses-goûters (combien de tablettes de chocolat avalées ?), les conversations agréables, la soirée barbecue, les veillées bien égayées par nos chants, particulièrement lors de nos essais en polonais… L’esprit international était aussi présent grâce à la présence d’Allemands et d’une Polonaise…heureusement pour nous francophones !
Il reste encore à parler de ce qui a constitué notre envoi lors de la dernière journée : un engagement à l’oraison quotidienne a été proposé et prononcé par ceux qui le désiraient, afin d’affermir chaque jour notre relation à Dieu.
Rendons grâce à Dieu pour ces dix jours passés – si vite – ensemble ! Bien des choses pourraient encore être énumérées, narrées, expliquées. Des rencontres, des conversations, des moments délicieux… Il faut en laisser encore à découvrir pour ceux qui feront le prochain camp, prévu pour le Festival d’Avignon, l’été prochain, auprès des plus pauvres. Le service prend des formes bien variées selon les années !