Jésus retrouve Marie, mère de la Vie !

« Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre...

Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. » (Jn 20, 1-3)

La Vierge Marie, elle, est restée seule à la maison.[…] Que fait-elle ? Elle vit de son espérance…

Et il nous paraît bien qu’à ce moment-là Jésus, qui est sorti du tombeau probablement à l’aurore, vient la trouver. Nous ne trouvons pas trace de cette apparition à la Sainte Vierge, dans l’Evangile ;mais nous supposons, nous devinons, nous sommes certain qu’elle a existé, et que Jésus qui va se manifester à Pierre, puis aux Apôtres dans le cours de la journée, qui se manifeste à Marie-Madeleine, va se manifester aussi à la Sainte Vierge.

Son espérance n’est pas confondue : le voici, son fils ! et combien transformé ! Son corps est glorieux, de ses blessures jaillissent de la lumière et comme de la vie !
13. Ton enfant est ressuscité (JBSF)
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Le corps qu’elle a formé, le corps qu’elle a nourri, le beau corps du Christ ! son âme, plus belle encore, qu’elle a vue à travers lui ! sa divinité qu’elle a devinée et adorée dans ses yeux, lorsqu’elle plongeait son regard dans les fontaines cristallines d’eau pure, d’eau vive, qu’étaient les yeux du Christ, les voilà !

C’est un souhait de paix que lui adresse certainement Notre Seigneur. Il l’apporte partout : « Que la paix soit avec vous… que la paix soit avec toi, ô femme… ô mère ! » […]

C’est son fils, son Jésus ! c’est déjà une vision de vie éternelle…

Quelle joie pour la Sainte Vierge ! Quel triomphe pour sa maternité ! Le voici, le Roi !
Syméon avait bien raison …Et elle qui l’avait découvert dans les paroles de l’ange, triomphant, elle ne l’avait peut-être pas rêvé si beau, si grand qu’à cette heure. Jésus tombe probablement dans les bras de sa mère ; c’est l’étreinte affectueuse du fils à la mère, de la mère à son fils.

Extrait de Vierge Marie, Toute Mère, éditions du Carmel, Coll. Centre Notre-Dame de Vie, Venasque, 3e éd. 2001 (1991), 192 p.