Site catholique de l’Institut Notre-Dame de Vie
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Dieu nous donne le moyen le plus efficace pour que nous agissions sur les âmes. Nous pouvons prier pour elles, les enseigner, porter un témoignage, mais nous ne donnerons de l’amour que par la blessure de notre souffrance portée amoureusement, avec patience. Jésus la porte silencieusement : elle a éclaté à Gethsémani parce qu’il porte tout le péché du monde, mais il l’a portée dès le principe.
Devant la Croix, nous sommes toujours faibles ; devant le sacrifice que nous avons envisagé avec générosité, que nous avons sollicité parfois avec enthousiasme, nous sommes défaillants, du moins apparemment.
Il y a des objections de tout notre être contre la souffrance annoncée. Notre pauvre nature humaine, notre foi ont besoin d’être soutenues. Disons à Notre-Seigneur : montrez-nous la clarté lointaine de la fin du tunnel, que nous marchions vers ce point lumineux qui brille dans l’obscurité.
Extraits de la biographie du père Marie-Eugène, éd. Cerf - Carmel