Site catholique de l’Institut Notre-Dame de Vie
Le Carmel : un esprit
![]()
![]()
![]()

L’un des aspects les plus importants de l’expérience et de l’enseignement de Thérèse est la place qu’y tient le Christ Jésus. À partir du moment où il entre en force dans sa vie (cf. Vie, ch.9), il sera le “livre vivant” pour son intelligence : “Le Seigneur m’a instruite de tant de façons, avec tant d’amour ! […] Sa Majesté a été le vrai livre où j’ai trouvé toutes les vérités” (Vie 26, 5). Il sera “l’exemple” pour sa vie ; le “maître et compagnie” dans l’oraison. Il sera la “beauté” capable de canaliser l’affectivité de Thérèse et déchaîner toute sa puissance d’aimer ; l’“ami véritable” qui se donne sans réserve (Vie 22, 6), le “Seigneur tout-Puissant, Majesté” qui accomplit tout ce qu’il dit.
Comme saint Paul, qui demandait : “Qui nous séparera de l’amour du Christ ?”, Thérèse vit désormais en Christ et s’entend dire : “Personne ne pourra jamais te séparer de moi”.
Jusqu’au bout, elle regardera l’Humanité du Christ. Toute doctrine qui éloignerait de lui ou n’y conduirait pas serait, de l’avis de Thérèse, une doctrine fausse et une voie suspecte. D’avoir établi vigoureusement cette vérité dans le contexte de son temps, plutôt contraire, constitue un de ses titres de gloire. Elle anticipe admirablement sur ce point les affirmations de Vatican II dans la Constitution Dogmatique sur l’Église.