Dans une de ses conférences, le Père Marie-Eugène s’adresse ainsi à Thérèse :
Parole actuelle, et combien universelle !
Ecoutons encore le Père Marie-Eugène : « A notre civilisation raffinée et blasée qui a perdu le sens de l’infini et qui en souffre, Dieu a envoyé une enfant qui, avec les charmes et la pureté lumineuse de sa simplicité, redit le message éternel de son amour, à savoir qu’il nous a créés par amour, que son amour reste vivant, qu’il est plus ardent encore à cause de nos abandons, qu’il attend que nous l’aimions comme des enfants, que nous nous laissions aimer comme de tout petits enfants ».
C’est par la prière que Thérèse prend contact avec l’amour de Dieu et, s’unissant à lui, le reçoit en plénitude, et c’est cette prière que le Père Marie-Eugène a enseignée tout au long de sa vie. Par l’Institut Notre Dame de Vie, il a voulu que des hommes et des femmes, consacrant quotidiennement deux heures à l’oraison, témoignent dans tous les milieux sociaux de l’amour particulier de Dieu pour chaque personne.
Le Père Marie-Eugène, tout comme Thérèse de l’Enfant-Jésus, a une profonde connaissance de l’amour de Dieu, plus spécialement encore de l’amour miséricordieux, de l’amour gratuit qui se penche vers l’homme, si misérable et si blessé soit-il, pour panser ses blessures, le soulager et le relever.
Cet amour n’a d’autre horizon que l’Eglise, le Corps mystique du Christ. Thérèse l’a bien compris, qui s’écrie : « Je suis l’enfant de l’Eglise ». A sa suite, le Père Marie-Eugène déclarera : « Il n’y a qu’une réalité qui soit le but de notre vie, c’est Dieu, c’est le Christ Jésus, c’est l’Eglise ».