Le père Marie-Eugène a eu dès les années 1920, une triple intuition :
La grâce du baptême est le fondement de la vie de tout chrétien appelé à la sainteté
l’oraison, cette relation intime d’amitié vécue avec Dieu dans la prière silencieuse, est à la base de toute vie chrétienne.
Révéler cette richesse au monde de notre temps devient une urgence.
"Si l’Esprit est sur nous, c’est qu’il y a une pensée de Dieu très précise et très sûre sur Notre-Dame de Vie, pensée qu’Il est venu réaliser (...).
Cette pensée de Dieu s’est traduite dans mon esprit par le désir de transmettre la spiritualité du Carmel, ce trésor spirituel que nous possédions, une doctrine à réaliser d’une façon vivante, une doctrine qui indique le chemin pour aller à des réalisations surnaturelles, doctrine de nos Saints, celle de saint Jean de la Croix, de sainte Thérèse d’Avila, de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. J’avais l’impression que ce trésor devait être diffusé humblement, largement, à toutes les âmes, qu’il ne devait pas rester réservé à une classe de privilégiés. Ce trésor, cet amour de Dieu, en effet, veut se répandre et cherche des âmes dans tous les milieux pour les appeler à son intimité, leur dévoiler les secrets de son cœur."
(Homélie P. Marie-Eugène, 16/07/1947, in Père Marie-Eugène, Guy Gaucher p. 173)