Pour être témoin de Dieu

Témoigner fait partie de la vocation de tout baptisé. Si le Père Marie-Eugène insistait pour que les membres de Notre-Dame de Vie soient d’authentiques contemplatifs, ce n’était pas pour les isoler derrière une clôture. L’amour du Christ doit se prolonger par un amour de l’Eglise. « L’Eglise existe pour évangéliser » (Evangelii nuntiandi, Paul VI).

L’athéisme et la sécularité ne représentent pas des dangers mais des pierres d’attente pour un témoignage qui pourra passer par la parole mais surtout par l’être.

Actuellement, le grand moyen de la mission, ce n’est pas la discussion : les gens n’y croient plus. Ce ne sont même pas les œuvres ! Le grand moyen, c’est le témoignage de quelqu’un qui est possédé et pris par Dieu, qui par ses attitudes, par ses paroles, laisse voir Dieu, laisse apparaître Dieu, montre ce que Dieu peut faire dans une vie.
Père Marie-Eugène de l’E-J, En marche vers Dieu p. 93

Marielle, membre de Notre-Dame de Vie, témoigne :

« Dans cette foule que je côtoie dans l’ordinaire des jours, foule du métro, des magasins, de l’immeuble. Il est là, Dieu, mais tellement discret, inconnu, méconnu. Puisque je me sais porteur de Sa présence, là-même je l’appelle instamment : "Je t’en supplie, que ma simple présence silencieuse permette Ta présence créatrice. Que mon pauvre être opaque devienne, par Toi, transparence de Ta lumière. Que mon cri d’intercession ouvre les cœurs qui T’attendent sans le savoir, que Tu habites sans qu’ils le soupçonnent".
Et ma parole peut aussi le révéler, si elle porte la saveur de l’expérience, l’écho d’une intimité réelle avec mon Seigneur. Si l’Evangile porteur de vie s’incarne soudain, en vérité, dans telle situation concrète où mes mots le traduisent, où mes gestes portent sa marque.
Et, si souvent, je me sens totalement impuissante à en porter témoignage auprès de tous ceux que je voudrais atteindre. C’est l’heure alors de l’espérance du salut. Et je reviens vers Dieu dans l’oraison, avec un besoin plus ardent et plus profond. Car au-delà de ma propre soif, me voici chargée de celle de tous ces frères liés à ma grâce dans le dessein de Dieu. C’est l’heure de la prière suppliante qui s’identifie à la prière de Jésus Sauveur, la prière ardente et douloureuse qui purifie et qui sauve. »