En ce 19 décembre 2011, le Pape Benoît XVI a reconnu l’héroïcité des vertus du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Après avoir étudié les témoignages de ceux qui l’ont connu, lu les écrits, les lettres et l’enseignement du père Marie-Eugène, l’Eglise a reconnu en lui un modèle de vie selon l’Evangile. Son rayonnement manifeste combien nombreux sont ceux qui ont été touchés par son exemple.
C’est Dieu qui fait les saints, mais pas sans leur coopération. Pour correspondre à ce que Dieu attend de nous, chacun a reçu les vertus, capacités à faire le bien :
- vertus théologales (foi, espérance, charité),
- vertus cardinales (force, justice, prudence, tempérance),
- les conseils évangéliques (chasteté, obéissance, pauvreté) et l’humilité.
C’est en regardant comment dans le père Marie-Eugène avait vécu ces dimensions de la vie chrétienne que l’Eglise a reconnu l’œuvre de l’Esprit Saint en lui. En effet, les vertus évangéliques ne peuvent être pratiquées en plénitude que sous l’influence de Dieu qui agit en nous par les dons du Saint-Esprit.
Après cette étape, la Congrégation pour la Cause des saints doit encore étudier le dossier du miracle. En fonction de son avis, le Pape pourrait alors annoncer la béatification. Cela nous encourage à chercher à mieux connaître le Père Marie-Eugène et à demander son intercession. Voici quelques témoignages de personnes qui l’ont connu ou qui ont été touchées par lui.
TEMOIGNAGES
Jeanne Thibaudier
Au sortir de la Grande Guerre, Henri Grialou reste avec son régiment à Millery, près de Lyon. En attendant la démobilisation, il fait la connaissance d’une famille de cultivateurs : les Thibaudier. Retrouver une atmosphère familiale après les pénibles années de guerre est une douceur inattendue. Alors que se pose pour lui la question de choisir entre une carrière militaire et retourner au séminaire, voici le témoignage de Jeanne Thibaudier :
Le père Philippe Vercoustre
Dominicain, il rencontre le Père Marie Eugène pour la première fois en 1961 au Carmel de Carpentras. Il en témoigne dans le numéro de Carmel de mars 1968 consacré au Père Marie Eugène. Il écrira en 1979 à Raymonde Règue, membre de Notre Dame de Vie et auteur de la première biographie sur Le Père Marie Eugène : « sachez que je considère que son livre « Je veux voir Dieu » est le maître-livre de spiritualité du XXe siècle ».
Alain Gouhier
Fils du philosophe Henri Gouhier qui inspira Henri de Lubac s.j., Alain a fait sa thèse sur le pardon. Il est maître assistant à la Faculté des Lettres-Philosophie de Nancy quand il écrit son témoignage sur le Père Marie-Eugène.
P. Élisée de la Vierge, o.c.d
Ce Père carme français est ensuite parti pour le couvent des pères carmes de Nicolet au Canada
P. Albert de l’Annonciation, o.c.d.
Père carme français, Directeur de la revue Carmel. Il a été le confesseur du Père Marie-Eugène.
P. Valentino de S. Maria, o.c.d. (Italien)
Père carme italien, bibliothécaire et archiviste de la Maison Généralice des carmes à Rome. C’est là qu’il a connu le Père Marie-Eugène alors que ce dernier était Définiteur général de l’ordre du Carmel.
Marie Pila
Lorsqu’en mai 1929, Marie Pila vient frapper à la porte du couvent des carmes de Tarascon, elle ne sait pas encore que le jeune Carme qui l’accueille va devenir son guide dans sa recherche d’une vie de don absolu à Dieu. Elle sera la fidèle collaboratrice du père Marie-Eugène dans les commencements de l’Institut Notre-Dame de Vie et cela jusqu’en 1974.
Georges Huber
Suisses, Monsieur et Madame Huber étaient journalistes à Rome où ils ont connu le Père Marie-Eugène pendant 17 ans et l’ont choisi comme directeur spirituel. Ils sont venus souvent à Notre-Dame de Vie, notamment avec les premiers foyers de l’Institut. Ils ont écrit chacun une biographie du Père Marie-Eugène. (« Un témoin de la foi, le Père Marie-Eugène, éd. Médiaspaul, Paris,1994 » et « Les sommets de l’amour, éd. Fayard, Paris 1991 »)
Voici un extrait du livre de Georges Huber :
Père Jean Desautels, s.j.
Jésuite canadien, missionnaire en Chine, aux Philippines et au Vietnam, le Père Desautels a aussi travaillé à Bruxelles et à Londres dans les communications sociales. Il a connu le Père Marie-Eugène, dès 1950, par la lecture de son ouvrage Je veux voir Dieu et la jeune fondation de l’Institut Notre-Dame de Vie aux Philippines qu’il a beaucoup soutenue. Puis il a rencontré personnellement le Père Marie-Eugène au Canada, à Notre-Dame de Vie en France et aux Philippines.
Mère Marie du Sauveur d’Oilliamson, o.c.d.
Jeune carmélite, Mère Marie du Sauveur a connu le Père Marie-Eugène lors des conférences sur saint Jean de la Croix qu’il a prêchées en 1927 au Carmel de Caen. Elle a été dirigée par lui jusqu’en 1967. Prieure au Carmel de Nogent-sur-Marne au moment où une équipe travaillait à la parution des Manuscrits autobiographiques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, elle a ensuite été prieure à Caen, son Carmel d’origine.
Texte in Carmel 1988, n° 51, pp. 218-223
Cardinal Albert Decourtray, Archevêque de Lyon
Archevêque de Lyon, le cardinal a eu en mains, à l’occasion du synode sur la formation des prêtres, de beaux textes du Père Marie-Eugène sur la maternité spirituelle, d’où son appréciation d’homme d’Eglise.
Vous pourrez retrouver ces témoignages dans les Revues Carmel de mars 1968 et n°51 – 1988, consacrées au Père Marie-Eugène ainsi que dans La vie du Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus rédigée par Mgr Guy Gaucher (Cerf-Editions du Carmel, 2007).