Accueil du site > P. Marie-Eugène > Son enseignement > De l’agitation au silence

De l’agitation au silence

En découvrant le Carmel, le père Marie-Eugène a expérimenté l’importance du silence pour la vie spirituelle et l’unité de la personne. Dans un quotidien saturé de sollicitations et de bruit, tout disciple du Christ a besoin du silence où Dieu se laisse trouver et se donne.

Nous avons besoin de silence


- Aujourd’hui, on ne peut guère faire de silence dans la vie quotidienne. Pourtant, plus notre vie est agitée, plus notre besoin de silence augmente.
- Dieu vit dans le silence et l’on sent bien que pour le trouver, il faut du silence, il faut arracher ses facultés au bruit et les jeter en Dieu.
- C’est dans le silence que Dieu attire les âmes qu’il veut toutes à lui. Tous ses prophètes et ses saints sont formés par lui au désert, dans le silence.
Dans le silence, Dieu se révèle
  • Dieu aime le silence et la discrétion. L’Esprit Saint agit silencieusement dans les âmes et dans l’Église, au milieu des agitations du monde.
  • Dieu parle dans le silence et seul le silence paraît pouvoir exprimer Dieu.
  • Jésus est la Parole de Dieu que nous devons entendre dans le silence.
  • Quelqu’un qui a trouvé Dieu a besoin de silence, c’est normal. Quand Dieu met son emprise sur une âme, il la met d’abord dans le silence.
  • L’humilité et le silence permettent de pénétrer dans les profondeurs de Dieu.
Nazareth
  • Jésus, Dieu parmi nous, s’est enfermé trente ans à Nazareth, il s’est mis dans le silence.
  • Nazareth, c’est la vie ordinaire avec ses petits incidents, sa monotonie, presque rien. Voilà ce qu’a vécu Notre Seigneur. _Jésus, le Maître, est un homme ordinaire. Sous cette vie ordinaire se cache la vie intense de Dieu.
  • La retraite pendant près de trente ans à Nazareth, le séjour au désert pendant quarante jours avant la vie publique, comme pour accumuler des réserves de silence, les retours fréquents à la solitude dans le calme de la nuit… Qui oserait blâmer la prière silencieuse  ? Notre Seigneur l’a faite pendant de si longues années.
Dieu vivant, dieu caché
  • Le silence, la nuit, le brouillard, la tempête ne prouvent nullement l’absence de l’Esprit Saint.
  • Ne pas se laisser impressionner par le bruit de surface et se porter vers Dieu au fond de l’âme : il est là.
  • « Il est vivant le Seigneur en présence de qui je me tiens ». Notre prière, c’est cela. Nous restons en présence du Dieu vivant. Ce Dieu silencieux qui est là est un Dieu vivant.
  • Jésus est mystérieux. Quand nous l’abordons, habituellement il reste silencieux.
    Dans ce silence, quelles sont ses dispositions à notre égard ? Il nous le dit dans la parabole du bon Pasteur : il nous voit avec son amour, il nous connaît et, bien qu’il reste silencieux, il sait parfaitement ce que nous sommes, ce que nous pensons, ce que nous aimons, ce que nous faisons. Cette connaissance du Christ doit être notre consolation.
Une présence maternelle
  • À l’Annonciation, la Vierge était dans la solitude de Nazareth et plus tard, elle y revint, loin du bruit. C’est une leçon pour nous : nous devons chercher la solitude et le silence pour prier.
  • La Sainte Vierge est allée vers la solitude parce que là était l’amour, et de là elle est allée vers l’action quand l’Esprit Saint l’y poussait.
  • Ombre silencieuse dans la nuit,Marie répand la douceur sans supprimer la souffrance, crée une douce pénombre sans dissiper l’obscurité.
Le père Marie-Eugène enseignait par sa prière. Son corps était au milieu de nous, son âme était en conversation avec Dieu, dans un silence qui le protégeait, dans lequel un échange d’amitié intense était engagé entre son âme et Dieu dont il se savait aimé. L’avoir vu prier ainsi révèle ce qu’est la prière plus que de beaux discours.
Père Louis Guillet, carme

« J’ai découvert le père Marie-Eugène à travers “JE VEUX VOIR DIEU”. J’avais 22 ans et j’étais étudiant en chimie. Je l’ai lu d’une traite en quelques semaines et depuis je l’ai relu plusieurs fois entièrement ou partiellement. Ce que le père Marie-Eugène m’a apporté par “JE VEUX VOIR DIEU”, c’est d’abord une explication des nuits, de la présence et de l’amour de Dieu malgré son silence et son apparente absence. Le père m’a expliqué un Dieu proche, y compris sans expérience positive, dans la nuit et la tempête. Il m’a expliqué ce que je vivais et m’a appris à le vivre davantage dans la paix.
A la suite de ce livre, j’ai lu tous les textes du père Marie-Eugène que j’ai trouvés. En particulier, lorsqu’il parle de l’Esprit Saint dans TON AMOUR A GRANDI AVEC MOI : " Je l’appelle mon ami et je crois que j’ai des raisons pour cela " ou " Je veux demander pour vous l’Esprit Saint “...
Je ne suis pas membre de l’Institut et ne le serai probablement pas, mais j’espère être de ses enfants, de ceux pour qui il demande l’Esprit Saint... »

Témoignage publié dans la Lettre de la cause de canonisation n° 14 (2004), p. 13.

Pour prier

La foi nous ouvre les régions mystérieuses de la vie de Dieu.
Vie de la Trinité,
Vie ineffable à laquelle nulle autre ne peut être comparée.
Flots de lumière… feu, embrasement, océan sans rivage, infini.
Vie débordante, paisible, silencieuse, auprès de laquelle tout mouvement paraît immobilité et toute paix, agitation.
Vie dont toute vie dérive et qui habite les trois Personnes dans un bonheur sans limites et sans fin, dans une béatitude infinie !
En face des merveilles que Dieu lui découvre, l’âme ne peut que rester silencieuse.

Pour aller plus loin

- Dans la BIBLE : Exode 14,14 ; 1 Rois 19,9-13 ; Luc 2, 19.51 ; Romains 16, 25.
- Les appels du silence : Je veux voir Dieu, Éditions du Carmel, p. 362-388.
- Le rôle de la solitude : Je veux voir Dieu, Éditions du Carmel, p. 389-402.

Pour échanger

- Quand le silence nous attire-t-il ? Quand le fuyons-nous ?
- Dans notre emploi du temps, avons-nous souvent le choix de plus de silence ?
- Comment pourrions-nous favoriser dans nos lieux de vie des espaces concrets de silence ?
- Parmi les citations du père Marie-Eugène, laquelle prendrions-nous comme guide pour les jours à venir ?


SOURCES : Les articles de cette rubrique sont extraits de l’ouvrage « En Marche vers Dieu » aux éditions SALVATOR. Pour acheter la totalité de cet itinéraire au fil de paroles inédites du père Marie-Eugène : Cliquez ici !

2 Messages de forum

  • De l’agitation au silence 22 novembre 2011 17:03, par Annie

    Je réponds un peu tard à cette question qui concerne le silence.

    Il est vrai que de nos jours faire silence relève de l’exploit quand on voit l’agitation perpétuelle de tous.
    Certes pour peu qu’on le veuille bien , il y a toujours moyen de trouver un moment pour "se poser" ; mais le veut-on vraiment ? Que recherche-t-on quand on s’agite ? De quoi a-t-on peur si par hasard on s’arrête de courir, on s’arrète de parler...
    Il me semble que se retrouver seul à seul avec soi-même fait peur et ce pourrait-être une des réponses ; pourtant si nous voulons être à l’écoute des autres comme le Seigneur nous l’enseigne ne doit-on pas d’abord être à l’écoute de soi-même et cela permet (en tout cas pour moi de "faire le vide") et par là-même laisser une place au Seigneur, pouvoir faire silence et écouter ce silence dans lequel le Seigneur pourra me parler un jour....

    Donc efforçons-nous de faire des "plages de silence" au milieu de l’agitation et surtout un silence intérieur....

    Répondre à ce message

  • De l’agitation au silence 14 novembre 2011 17:09, par MAILLOU

    " Dans le silence et la solitude on
    n’entend plus que l’Essentiel "
    Lorsque trop d’activités occupent notre corps et notre esprit , je dois, quelque fois, faire un acte de volonté pour retrouver le calme nécessaire pour reprendre contact avec le Seigneur toujours proche de moi et pour cela
    retrouver un moment ,un endroit de silence . Pour moi , c’est surtout le
    soir ,la journée terminée ,mais aussi
    en début d’après-midi ; le matin c’est plus difficile ... La phrase du P. MARIE
    EUGENE qui m’aide le plus :

    NAZARETH ,c’est la voie ordinaire avec
    ses petits incidents ,sa moILLOU

    Répondre à ce message

Répondre à cet article